J ’écris plus brièvement que d’habitude parce que je suis en transhumance permanente et que cela laisse peu de temps pour se pencher sur le clavier. Cette semaine mon samedi a été à moitié
mangé par le voyage retour de Clermont et mon dimanche aura été lui aussi sévèrement réduit par deux émissions de télés que je prépare déjà depuis deux jours et surtout par le vol Paris Toulouse que je fais le soir pour être à pied d’œuvre dès lundi 8 mars le matin à Rodez. Ensuite j'irai à Albi et le soir ce sera le meeting de Toulouse. Je fais cette note pour prolonger ou documenter ce que j’ai dit à la télé. Si je ne l'a programme pas maintenant cette note sera mort née. Dehors la cathédrale de Rodez fait la maline avec un éclairage qui l'habille comme un gant. Lire la suite »
J e lis le journal. La crise grecque occupe tout mon esprit. Tout va tellement comme je le pressentais ! Au bar de l’aéroport de Clermont Ferrand, le grand café coûte trois euros cinquante. Avec une TVA à 5,5% ! Je parie qu’ils cueillent eux même le café chaque matin, ma parole, pour que ça coûte aussi cher ! J’ai vraiment en travers de la gorge ces 3 milliards de TVA offerts en cadeaux sans contre partie à cette profession. L’équivalent de deux tiers du déficit du régime général de retraite chaque année ! Comme je suis en Auvergne, je souffre davantage, par osmose avec la réputation des gens du lieu en ce qui concerne la dépense. J’écris sur mon ordinateur portable en attendant l’heure de prendre l’avion pour rentrer à Paris après le meeting d’hier soir. Un gars me demande ce que j’écris. Je grommelle : «A propos du huit mars». «Ah oui, la journée de la femme» réplique l’impromptu qui m’a l’air effrayé par mon humeur de chien. «Nan ! La journée de lutte pour les droits des femmes !». Peu me chaud d’être si mal en groin à mâtine, une dame hier soir m’a dit en me voyant aller a la tribune : « restez naturel, on vous aime comme ça ! » Ma contribution à la journée du huit mars est, cette année, une dénonciation de l’église catholique de France qui joue double jeu en cautionnant la présentation d’une « liste chrétienne » anti avortement. Ensuite, je musarde à propos de mon séjour en Auvergne pour la campagne du Front de Gauche avec d’André Chassaigne.
Carnet de campagne du nord au sud
Cette semaine est dense comme du béton pour ce qui est de l’emploi du temps.
Je ne compte d’ailleurs plus en lieux où je me trouve mais en haltes militantes pour me faire une idée de l’effort à fournir et du nombre de fiches à avaler entre les séquences. Dans cette note je survole mon parcours. J’entrerai dans les contenus à mesure que j’aurais le temps d’écrire. Ici je veux aussi et surtout parler de ce qui se passe en Grèce. Et dire un mot à propos de la reculade de Vincent Peillon face à madame Chabot.













